A

LA

UNE
Hymne à la Joie élargit son champ d'action
Constatant la mort clinique du TCE, Hal proposera désormais des informations,
documents ou points de vue sur l'ensemble de l'actualité, nationale et internationale, dans une perspective humaniste, progressiste et anti libérale.

Nb : Les liens concernant la campagne du referendum sont stockés dans une page d'archive accessible depuis le Menu
 

12 mai 2004

Jean : Non à la Guerre

J'écoute les infos, et je me dis qu'il faut voter non, parce que nous avons dans notre droite encore au pouvoir pour deux ans, de sacrés numéros. Témoin l'histoire de l'avocate enfin libérée.Je pense qu'il y a une concordance de vue entre les objectifs des politiques mises en place au niveau européen et ce genre d'atteinte aux libertés. De même pour l'immigration, le droit d'asile, l'éducation, la culture. D'ailleurs nous avons tort d'appeler cela des politiques, ce sont des contrats.

Les nouvelles du monde ne sont pas bonnes: attentats, violences, injustices diverses et variées...Il semble se tresser un réseau de forces qui tendent à détruire la faiblesse de l'humaine condition, le camp des justes établit son périmètre, de plus en plus prégnant. Oui le ventre est encore fécond...Je pense que le non va de paire avec ce que l'Europe de gauche n'a pas su faire, à temps, en son temps, se trouver des alliances dans le tiers monde. Depuis il a appris à se débrouiller sans nous: médicaments génériques, fédérations régionales d'États, ...

L'Europe de gauche n'a pas été attentive au temps. Notre gauche n'a pas su, ou voulu, marquer sa différence et aller résolument vers les autres peuples, qui sont aujourd'hui un atout pour créer le réseau de partenaires indispensable à une lutte qui sera sans pitié pour la conservation de l'espèce humaine. "Toute l'espèce humaine" contre "Nous seuls représentants de l'espèce croyante". On parle de village planétaire, mais je crois que rien ne va nous paraître plus petit que ce champ de bataille, quand il se sera révélé. Peu d'endroits seront à l'abri.Je pense qu'une vraie politique devrait savoir anticiper lucidement la réalité à venir: la guerre.

Tels que nous sommes, la France, nous sommes battus. D'où l'idée de s'associer à un groupe en constitution, pour résister et fourbir nos armes. Mais il est plus sage de partir à la guerre unis, et structurés, ce que ce groupe n'est pas. Nous partons de trop loin. C'est sans doute pourquoi certains veulent aller vite. Dans ces conditions pourquoi y aller en sachant que nous allons à notre perte. Quand cela sera avéré, l'armée fuira, et la défaite sera inévitable.Je pense que nous avons encore un chance de perturber ce jeu/destin, de gagner du temps en modifiant la situation, par la mise en lumière de ce qui est caché.

Car je pense que ce qui est caché, c'est la guerre. Si nous disons clairement "non à la guerre" au lieu d'un simple "non", qui reste un refus stérile parce que non objectivé, alors nous avons peut-être une chance d'être compris de ceux qui connaissent déjà la guerre, l'Amérique du Sud par exemple, ou l'Afrique. Et si ce n'est par les États, par les peuples.Car les guerres à l'heure actuelle sont faites par des morceaux de peuples, dans des États déliquescents, qui est, en passant une des conséquences de cette constitution. Attentats en Irak, en Israël, milices en Afrique, guérillas en Amérique du Sud. Des anonymes combattent, avec les moyens du bord, dans un corps à corps tragique.Le conflit engendre la surdité et l'aveuglement, c'est radicalement, la solitude la plus absolue, l'individualisme le plus radical, puisque c'est une question de vie ou de mort. Mais là encore nous avons le choix entre une armée de soldats (uniformes) et une armée de guerriers (personnalisés).

Nous voyons que les États se préparent à la bataille: préparation des armes nucléaires en Iran et en Corée du Nord, Loi pour la Guerre contre Taïwan, propagande active à la révolte à la frontière de la Russie....Ces futurs belligérants sont présentés d'ores et déjà par les médias comme des monstres à venir, des puissances, dignes de capter le désir d'identification du consommateur de base. On plante le décor.Et pour finir que une note culturelle, considérons les affiches des productions hollywoodiennes: la Guerre des Mondes, Starwars, Kingdom of Heaven... Du rouge, du feu, des armées en marche, irrésistibles et formidables. Tout un programme, quand le chaos est à nos portes, on en fait un film.

Jean