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02 mars 2005

Appel à voter NON de syndicalistes

PARIS, 26 avr 2005 (AFP)
Cinq cents syndicalistes français, du secteur public et privé, ont lancé mardi un appel à voter non au référendum sur le Traité constitutionnel pour rejeter un texte "incompatible avec les intérêts des salariés européens" et donner un "coup d'arrêt à l'Europe libérale".Il s'agit pour la plupart de responsables de fédérations, de branches ou d'unions départementales, venus du public (éducation, recherche, fonction publique, entreprises publiques) comme du privé (métallurgie, culture, banques, agriculture...), et aux étiquettes syndicales diverses: CGT, FSU, Solidaires, CFDT, Unsa, ou encore Unef."
L'appel est ouvert à tous les syndicalistes et salariés non-syndiqués. Nous allons le faire circuler dans les entreprises et lors de la manifestation du 1er mai notamment, et nous pensons atteindre d'ici 10 jours entre 5.000 et 10.000 signatures", a expliqué lors d'une conférence de presse à Paris Jean-Michel Drevon, de la FSU, déplorant que les syndicalistes soient "assez absents du débat"."On reproche aux syndicalistes de se mêler d'un débat qui ne les regarde pas... alors que c'est le projet de Constitution qui se mêle, malheureusement, de nos affaires", a commenté M. Drevon.Selon lui, "si le débat avait lieu ailleurs en Europe comme il a lieu en France, une majorité de syndicalistes seraient opposés au traité".
"Le projet de Constitution est incompatible avec les intérêts des salariés européens et nous ferons notre possible pour qu'il soit rejeté. Les salariés doivent donner un coup d'arrêt à l'Europe libérale", a affirmé Christian Pilichowski, de la CGT-Métallurgie, estimant que "le +non+ n'est pas joué".Les signataires de l'appel dénoncent notamment "une politique européenne basée sur le seul principe d'une +économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée+, que le référendum entend constitutionnaliser", ce qui entraverait "toute harmonisation sociale et fiscale vers le haut".La charte des droits fondamentaux "peut apparaître comme un premier pas pour la prise en compte par l'Union des questions sociales" mais "ne crée pas de droit social européen susceptible de rééquilibrer le droit de la concurrence", poursuit le texte.Les services publics notamment "sont confrontés, malgré toutes les déclarations d'intentions sur les services d'intérêt général, aux directives européennes qui organisent les ouvertures à la concurrence et favorisent ainsi les privatisations", ajoute-t-il.