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UNE
Hymne à la Joie élargit son champ d'action
Constatant la mort clinique du TCE, Hal proposera désormais des informations,
documents ou points de vue sur l'ensemble de l'actualité, nationale et internationale, dans une perspective humaniste, progressiste et anti libérale.

Nb : Les liens concernant la campagne du referendum sont stockés dans une page d'archive accessible depuis le Menu
 

19 mai 2005

Revue de Web J - 10

Hymne à la Joie en avait fait la remarque il y a quelques jours, les observateurs de cette campagne s'accordent à la comparer avec celle de la présidentielle de 1981 où le bon Mr Poniatovsky nous prédisait alors l'arrivée imminente des T55 soviétiques sur la place de la Concorde. Aujourd'hui les arguments sont différents, mais l'artillerie toujours aussi lourde. De Raffarin à Baron qui s'abaissent à jouer sur le registre de la peur en annonçant une «crise économique» et une récession en cas de victoire du Non, en passant par Xavier Darcos accusant Fabius de se «prostituer» à l'Humanité en lui accordant une interview la bataille référendaire ne fait pas dans la dentelle.

Aujourd'hui ce sont les bataillons Européens qui entrent en scène. Le monde n'hésite pas à titrer sur L'Europe au secours du Oui et nous décrit l'arrivée de Joschka Fischer, Mario Soares, Josep Borrell venus au secours Hollande, dénoncer ce qu'ils appellent rien moins qu'un non destructeur




Chirac joue la même partition, mais un ton au dessus, présidence oblige, et appelle à la rescousse Schröder et Kwasniewski.


Malgré ce pilonnage intensif, le Non se maintient en tête

Visiblement, la France redécouvre les délices et le frisson du politique. Libération nous racontait hier comment le refendum crée des chauds et froids dans les familles en provoquant incompréhensions ou rapprochements inattendus.

Comment ne pas voir dans la virulence de cette campagne la confirmation à posteriori du manque de vrais enjeux des dernières consultations. A force de nous répeter que nous ne disposons plus de réelle autonomie à l'époque de la mondialisation, que tout dépend tantôt de bruxelles, tantôt de l'OMC, tantôt de Wall Street, comment s'étonner qu'au jour ou il s'agit de définir une nouvelle perspective pour l'Europe, les français aient l'impression de pouvoir peser enfin sur leur destin, et ne prennent pas pour argent comptant les rodomontades de leurs hommes politique ?.