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Hymne à la Joie élargit son champ d'action
Constatant la mort clinique du TCE, Hal proposera désormais des informations,
documents ou points de vue sur l'ensemble de l'actualité, nationale et internationale, dans une perspective humaniste, progressiste et anti libérale.

Nb : Les liens concernant la campagne du referendum sont stockés dans une page d'archive accessible depuis le Menu
 

18 mai 2005

Revue de Web J -11

53% ou 51% trois nouveaux sondages donnent le Non en tête. Le Monde analyse en détail les résultats qui font apparaitre un électorat du PS et des Verts partagé entre oui et non à 50/50.

Laurent Fabius s'exprime dans L'humanité : «À l’époque, j’ai approuvé le traité de Maastricht parce qu’il contenait une avancée majeure : l’euro (...)C’était un premier pas vers l’Europe de la croissance, de l’emploi et du social (...)mais on est loin du compte. La Banque centrale, arc-boutée sur la sacro-sainte stabilité des prix et indépendante du pouvoir politique, ne se donne pas les moyens de lutter contre le chômage et la précarité. Il y a plus de 20 millions de chômeurs et voilà que l’on nous propose de constitutionnaliser dans l’Europe à 25, 27 et bientôt 30 des politiques qui privilégient l’hyper-concurrence au détriment de la production, des salaires, de la recherche, de l’innovation (...)

Quand on est de gauche et pro-européen, on est internationaliste : on veut une Union qui rapproche les peuples et les modèles sociaux. Avec le dernier élargissement, l’Europe a changé de nature (...)Si la constitution est adoptée, chaque pays continuera, par exemple, de disposer d’un droit de veto en matière fiscale. Quand les États membres possédaient un niveau comparable de fiscalité, cette règle ne posait pas problème. Mais aujourd’hui, chez certains nouveaux entrants, la fiscalité sur les sociétés ne dépasse pas 10 %, quand elle n’est pas tout bonnement de... 0 %. Comment nier que cela exercera une pression à la baisse sur notre propre impôt sur les sociétés (...) S’ensuivra une chute des ressources publiques de l’Union, préjudiciable à l’emploi, dommageable pour les services publics et les territoires»


Jérôme Jaffré analysant dans Le Monde le contexte politique du referendum, fait montre d'assez peu de respect pour la démocratie et notre droit de regard imprescriptible sur les transferts de souveraineté, en écrivant :
« le président de la République a pris un risque excessif en soumettant au jugement direct du peuple un texte au titre aussi ambitieux et au contenu aussi complexe.(..) Une bombe à retardement est laissée aux successeurs avec l'inscription dans la Constitution française de référendums obligatoires pour tout nouvel élargissement»