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Hymne à la Joie élargit son champ d'action
Constatant la mort clinique du TCE, Hal proposera désormais des informations,
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Nb : Les liens concernant la campagne du referendum sont stockés dans une page d'archive accessible depuis le Menu
 

25 mai 2005

Revue de Web J - 4

Naissance de l'Europe Politique.
L'intensité du débat référendaire marque l'irruption de la dimension politique dans l'appréciation du projet Européen. Les institutions Bruxelloises ont été jusqu'alors perçues comme trop bureaucratiques mais pourtant acceptées parce qu'elles favorisaient le rapprochement des peuples par la recherche des consensus à tous prix.

Mais cette règle n'est sans doute plus de mise. L'Union a atteint une masse critique, en terme de taille, de pouvoirs, et d'impacts sur nos choix, pour que nous ne puission plus considérer aveuglément chaque petit pas de la construction comme bénéfique en soi. Il est légitime désormais de s'interroger sur les objectifs de l'Union. Cela s'appelle faire de la politique.

Et la question posée par le peuple français, qui a déjà fait beaucoup d'efforts pour l'Europe notamment sous le gouvernement de Beregovoy en payant au prix fort les critères de convergence, est une question hautement politique : quel destin nous fixons nous ?

Jean Louis Andréani apporte un élément de réponse en réfutant l'argument - défendu entres autres par Jean Louis Bourlanges - de la continuité de la politique concurrentielle de Rome 1957 à nos jour. Pour lui, «les cartes ont été rebattues» et «la Commission de Bruxelles met désormais la concurrence et la libéralisation de l'économie au centre de son action, et défend la perspective d'un "Etat minimal" . Cette radicalisation s'exprime à la fois dans la pratique et dans les traités»

La géographie des «alliés du jour d'après» est esquissée par Jacques Nikonoff qui identifie quatre ensembles dans l'union : les fondateurs, les états méditerranéens, les atlantistes et les nouveaux entrants. Selon lui, l'Union telle qu'elle se dessine dans ce traité va « étouffer la dynamique Franco-Allemande», et confirmer la dérive atlantique et libérale d'une Europe qu'il décrit comme «ligotée et bâillonnée»

Pour Etienne Balibar, le choix est fait. Après avoir passé en revue ce qui aurait pu le conduire au Oui, il conclut pour le Non en invoquant le «statut et les objectifs de la Banque centrale européenne [qui] placent le pouvoir financier de facto dans une situation de souveraineté ou d'exception, au-dessus des lois et décisions majoritaires des citoyens, et simultanément l'asservissent à un dogme monétariste rigide. A une époque où, plus que jamais, les sphères de l'économie, de la politique et de la culture s'interpénètrent étroitement, cela revient à corseter étroitement tout développement social, toute innovation collective, toute politique économique offensive»

Henri Emmanuelli terminant son tour de France des délocalisations propose un «plan d'intégration européenne de 250 milliards d'euros» Nb : L'Allemagne a dépensé 70 milliards pour la réunification des 18 millions d'habitants de l'ex RDA



Terminons ce tour d'horizon par François Bayrou, visiblement victime d'un retard à l'allumage en nous expliquant que «la campagne commence», sans oublier notre Lang du jour qui veut entendre «un cri de joie» si le Oui l'emporte.
Rendez vous Dimanche, Jack.

1 Commentaire(s):

At jeu. mai 26, 12:20:00 PM, Blogger thebeathunters a écrit :

hello
merci pour ton travail de fond au jour le jour sur le sujet. c'est une aide précieuse pour essayer de réveiller les indécis!

 

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