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Hymne à la Joie élargit son champ d'action
Constatant la mort clinique du TCE, Hal proposera désormais des informations,
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23 mai 2005

Revue de Web J- 6

Les indécis, objets de toutes les convoitises. Dans cette dernière ligne droite, l'heure n'est plus à la finesse de l'argumentation, à l'analyse scrupuleuse des désormais célèbres III-122, IV-443 et autres III-188 qui ont transformés nombre de français en juristes néophytes mais néanmoins sourcilleux.

Il s'agit maintenant d'emporter la conviction par le contexte, plus que par le texte, dont tout le monde s'accorde à dire qu'il est finalement assez médiocre. Chirac et Jospin, poids lourds ou demi lourds du Oui s'apprêtent à jouer leur va-tout en s'adressant une nouvelle fois aux français. Et chacun de lancer ses arguments de dernier recours.

A commencer par le plus répandu, qui affirme que le Non, bien que ses motifs soient légitimes, aurait un effet contre-productif.

C'est l'avis de Serge July, directeur d'un journal annonçant qu'il va «traquer les hésitants », et qui recycle le vocabulaire du joli mois de Mai de sa jeunesse en nous décrivant «une France "enragée" [qui] a le droit de l'être», mais retrouve aussitôt ses marques en nous prédisant en cas de victoire du Non une «Europe brinquebalante». Avis également partagé - on s'en douterait - par François Hollande, bizaremment satisfait à l'évocation des seconds tours électoraux, qui nous rappelle que «Cette fois, il n'y [en aura] pas». JP Raffarin, toujours aussi constant dans la défense et l'illustration du beau et subtil français en usage dans la réclame, dénonce le «Révisionisme» que M.G Buffet pratiquerait à l'encontre de l'Europe de l'Est, ayant sans doute en tête que voter Non, c'est voter Goulag.

Fatigué, Nicolas Sarkozy s'est fait remplacer par JL Borloo sur le plateau de TF1, mais cela ne l'empêche pas de conseiller à l'UMP de «répondre aux interrogations du non, quel que soit le résultat »... de la péripétie référendaire en regard d'un grand destin national, serait-on tenté d'ajouter.

Dans
le camp du Non , l'Humanité, récapitule en dix points les raisons de son choix, et répond aux questions sur l'isolement de la France, et les perspectives de renégociation, et Christophe Ramaux, maître de conférences en économie à Paris-I, dénonce ce qu'il appelle « l'inconcevable oui de gauche» en estimant que «c'est bien la démocratie qui est menacée lorsqu'à la possibilité de choisir le libéralisme économique est substituée l'obligation de s'y conformer»

3 Commentaire(s):

At lun. mai 23, 02:47:00 PM, Blogger thebeathunters a écrit :

bonjour
découvert votre blog via le post sur bigbangblog. excellentes analyses, riches biblios, intelligentes réflexions... j'ai repassé le lien auprès de mes amis proches (un non, un oui, un indécis,etun autre non(moi)
je chanterai l'hymne en coeur avec vous toute la semaine...
peace

 
At lun. mai 23, 03:56:00 PM, Anonymous Mathias a écrit :

Cécilia Sarkozy aurait plaqué son jules pour un autre homme. Toute la ville en parle.

Ce qui expliquerait que Nicolas ait déclaré forfait hier soir pour le 20 h de TF1 où il était remplacé au pied levé par Jean-Louis Borloo.

Raison officielle invoquée : "Nicolas Sarkozy est fatigué". Ça ne tient pas debout : il n'est JAMAIS fatigué !

Cécilia n'est pas retournée dans les bras de son ancien mari, Jacques Martin, pour la simple raison que l'ancien animateur de "L'école des fans", très malade, n'est plus en état de prendre qui que ce soit dans les bras.

Et maintenant une question : Sarko cocu, c'est bon pour le "oui" ou pour le "non" ?

 
At mar. mai 24, 05:11:00 PM, Blogger Philippe Barbrel a écrit :

Merci pour vos encouragements, le chasseur... :)

 

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