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Hymne à la Joie élargit son champ d'action
Constatant la mort clinique du TCE, Hal proposera désormais des informations,
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20 mai 2005

Revue de Web J - 9

La perspective du «jour d'après» continue de susciter des avis pour le moins divergents. Si les économistes interrogés par Libération ne confirment pas les prédictions catastrophiques de Raffarin et restent sereins dans l'hypothèse d'une victoire du Non, Jean-Claude Juncker Premier ministre du Luxembourg et actuel Président de l'UE estime que les autres Etats membres ne seront pas d'accord pour renégocier. D'un tout autre avis, Genevièvre Azam, Pierre Khalfa et Dominique Plihon, tous trois membres de la direction d'Attac jugent que «le rejet de ce texte légitimerait le combat contre le modèle néolibéral européen, aurait un impact considérable chez les autres peuples d'Europe et modifierait les rapports de forces actuels »

Jean Pierre Chevènement fidèle à son caractère entier, n'est visiblement pas sujet au doute. Durant son dialogue avec les internautes de Libération, il écrit un «Il n'y a pas de oui de gauche» ferme et définitif.

Parmi les autres petites phrases du jour, citons De Villiers qui déclare «Il faut laisser au peuple français le choix de ses options fondamentales. Libre à lui de baisser la TVA, de dire non aux OGM et à la directive Bolkestein s'il l'entend ainsi», et François Baroin qui regrette ce qu'il appelle un «élargissement raté» et «mal préparé».

Dans Le Monde, Pierre de Lauzun s'interroge sur les mécanismes de la contruction européennes, et constate : « L'Europe est ce paradoxe d'une construction non démocratique mais à fondement démocratique. Elle reste plus le fruit d'une volonté des élites que d'une construction populaire. Chaque étape a été décidée en haut et ratifiée au mieux a posteriori. Démocratique, son fonctionnement ne l'est pas plus, malgré le"Parlement européen" : il n'y a pas de débat public entre deux équipes ou deux programmes, sanctionné par les urnes, dans un espace politique commun »

Concluons, apparemment sans rapport direct avec le referendum, par une très intéressante étude de Jean de Kervasdoué, ancien directeur de l'Assistance Publique, qui compare l'espérance de vie selon les pays, mettant en évidence le lien entre politiques sociales et longévité des habitants. On y apprend qu'un jeune Noir de sexe masculin, vivant à New York, a la même espérance de vie qu'un Sri-Lankais, ou qu'il vaut mieux être japonais (81,5 d'éspérance de vie) ou européen de l'Europe des Quinze (79) qu'habitant des Etats-Unis (77,1). La différence significative - 2 ans - entre UE et USA s'est sensiblement accrue. elle n'était que de 5 mois en 1960.
Moins éfficace, la santé publique des USA coute pourtant 1.81 fois plus cher que celle d'un français. Et cela malgré note-t-il, l'existence à un instant donné, de 43 millions d'Américains ne bénéficient d'aucune couverture sociale, soit environ 20 % de la population. Ce chiffre dissimule une précarité plus importante encore car, sur une période de deux années, c'est près de 40 % de la population qui, a un moment donné de ces deux années, ne bénéficiera d'aucune couverture sociale . Il poursuit : La nation la plus puissante, la plus riche, la plus médicalisée n'est pas celle, loin s'en faut, où l'on vit le plus longtemps. C'est bien le système politique et social qui imprime sa marque(...)
Finalement, sommes nous si loin des préoccupations du réfendum ?